À l’entrée du cimetière de Saint-Caradec, veillant sur les tombes, trône majestueusement un if aux dimensions respectables par sa taille (plus de 10 m de haut) et par la circonférence de son tronc (un peu moins de 5 mètres) que la tradition fait remonter à Henri IV.
Ce sont les populations celtes, qui croyaient qu’elles descendaient du Dieu de la mort qui ont implantées des Ifs à l’entrée de leurs nécropoles, ayant remarqué leur extrême longévité, voire leur capacité, par les rejets de leurs racines, à se perpétuer éternellement. Avec la christianisation, l’if est resté l’arbre des cimetières, une porte entre la vie et la mort. L’importance qui lui est accordée est restée imprimée dans l’inconscient collectif, puisque dans le calendrier républicain, l’If était le nom attribué au 18e jour du mois de pluviôse.
Un vieux tombeau en pierres, situé en léger contre-haut de cet arbre passe, selon une tradition locale, pour être celui de Saint Caradec, fondateur de la paroisse. Le nom de Saint-Caradec viendrait en fait de celui de Caradoc, personnage issu d’une famille illustre du comté de Brecon au pays de Galles et qui y décède le 13 avril 1124. Ce personnage devient le saint patron de Saint-Caradec, érigée en paroisse entre 1200 et 1264 par la volonté d’Henri d’Hennebont pour servir la population nombreuse qui s’est implantée autour du Vieux Château, siège de la seigneurie du Kemenet-Héboé.